Centre d’études pour l’autonomie économique des peuples autochtones
École des sciences de la gestion · UQÀM

Centre d’études pour l’autonomie économique des peuples autochtones (AEPA)

Le Centre d’études AEPA offre une plateforme de collaboration sur une diversité de thèmes visant la promotion de l’autonomie économique des peuples autochtones, en fonction de priorités définies par les communautés et organisations autochtones partenaires. Dans une perspective de création de savoirs communs, il mobilise les pouvoirs publics, les organisations autochtones et du secteur privé, les chercheur.e.s et les étudiant.e.s sur une diversité de thèmes liés à l’autonomie économique.

Pour mener à bien cette mission, le Centre d’études rassemble l’expertise autochtone et universitaire dans le but de répondre aux besoins des peuples autochtones.

En activité depuis 2019, le Centre d’études AEPA est constitué d’une équipe de spécialistes des enjeux propres aux Premières Nations, aux Inuit et aux Métis et collabore en continu avec des partenaires autochtones dans un esprit de justice épistémique, de coconstruction et de partage des savoirs.

Mission

Le Centre d’études pour l’autonomie économique des peuples autochtones rassemble l’expertise autochtone et universitaire dans le but de développer des savoirs communs qui répondent aux besoins des peuples autochtones.

Approche

Le Centre d’études AEPA mise sur la collaboration entre le milieu académique et non académique (gouvernements locaux autochtones, pouvoirs publics, organisations autochtones et du secteur privé, équipes de recherche), afin de démocratiser la recherche universitaire et développer des connaissances et des compétences pour le renforcement de l’autonomie économique autochtone.

Fondés sur des approches de recherche participative, les travaux du Centre d’études AEPA utilisent des méthodologies appliquées, alternatives et artistiques, développées en coconstruction avec nos partenaires, pour répondre aux besoins des milieux autochtones en matière de développement économique, d’accompagnement et d’entrepreneuriat.

Cette démarche de recherche autrement combine la recherche-action et la recherche-création pour produire des connaissances situées, accessibles et socialement pertinentes, en intégrant des méthodologies variées (rapports et analyses, formations, films, arts visuels, récits) qui élargissent l’audience au-delà du milieu universitaire. Elle transforme la relation entre chercheur·e·s et communautés en un partenariat fondé sur la réciprocité et le co-développement, renforçant les capacités locales et favorisant le dialogue interculturel. Orientée vers l’action et la transformation sociale, elle contribue à faire évoluer les politiques et les pratiques institutionnelles tout en renouvelant les cadres méthodologiques et épistémologiques de l’université.

Notre démarche s’appuie sur deux axes complémentaires.

La recherche-action, guidée par les priorités exprimées par les milieux autochtones, vise à produire des analyses stratégiques, à développer des outils d’aide à la décision, à organiser des événements et rencontres stratégiques, ainsi qu’à concevoir des formations et outils pédagogiques adaptés.

Parallèlement, la recherche-création utilise une diversité de formats pour rendre les connaissances accessibles à différents publics. Cette approche se traduit par la production de vidéos et documentaires, de livres illustrés et bandes dessinées, ainsi que par des projets créatifs et collaboratifs qui favorisent l’engagement et la diffusion des savoirs.

Éthique

Notre positionnement éthique

Notre démarche de recherche s’inscrit au sein d’approches partenariales rigoureuses et profondément ancrées dans le respect de l’autonomie et des savoirs des peuples autochtones. Elle repose sur le principe que les communautés sont non seulement des participantes à la recherche, mais des partenaires à part entière dans la définition des enjeux, la production des connaissances et leur mobilisation. En cohérence avec les principes PCAP® , notre positionnement éthique vise à assurer que les connaissances produites soient légitimes, utiles, transférables et validées par les partenaires autochtones, tout en répondant aux plus hauts standards scientifiques.

Les principes suivants structurent l’ensemble de nos pratiques de recherche et guident nos collaborations à chacune de leurs étapes :

Utilité

Les savoirs produits répondent à des besoins explicitement exprimés par les partenaires autochtones et visent des retombées concrètes pour les communautés concernées.

Confirmabilité

Les conclusions de nos travaux reposent sur des données coconstruites sur le terrain avec les partenaires et traduisent la réalité des acteurs et des communautés participantes.

Crédibilité

La crédibilité scientifique de nos travaux repose sur la coconstruction des données avec les communautés autochtones, dans le respect des principes PCAP®. Ces principes reconnaissent que les savoirs mobilisés émergent de relations continues, situées et holistiques, intégrant les dimensions sociales, culturelles, territoriales et spirituelles.

Fiabilité

Le processus de recherche respecte les plus hauts standards en matière de rigueur méthodologique, de coconstruction des données et d’analyse scientifique. Tous les travaux de recherche sont approuvés préalablement par le comité d’éthique de la recherche de l’UQAM.

Transparence

Les connaissances sont coconstruites avec nos partenaires à toutes les étapes de la collaboration, de la définition des enjeux jusqu’à la diffusion des résultats. Des processus de validation ont lieu à différentes étapes de la conduite de la recherche avec les partenaires autochtones.

Validité

Les besoins de recherche, les questions étudiées et les orientations analytiques sont définis en collaboration étroite avec les partenaires autochtones, assurant l’adéquation des produits de la recherche avec les cultures et les réalités des communautés d’accueil. La validité des données produites découle ainsi de leur ancrage dans les priorités, les interprétations et les processus décisionnels des communautés partenaires, plutôt que d’une validation strictement académique.

Transférabilité

La diffusion des connaissances s’inscrit dans une continuité des processus de coconstruction, en mobilisant des outils accessibles et démocratiques, tels que la recherche-action et la recherche-création. Ces modalités permettent une appropriation active des savoirs par les communautés autochtones et traduisent un positionnement méthodologique fondé sur une recherche menée avec les communautés, orientée par les besoins, les usages et les objectifs qu’elles définissent.

Histoire du centre

L’idée du Centre d’études pour l’autonomie économique des peuples autochtones (AEPA) a émergé en 2017 à la suite de réflexions communes entre l’ex-premier ministre du Québec, M. Bernard Landry (1937-2018), Émilie Fortin-Lefebvre, professeure en management à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), et des représentants autochtones de diverses nations.

Parmi les enjeux actuels de notre société, la réconciliation économique avec les Premières Nations et les Inuit se présente comme un défi d’importance incontestée. Amorcé il y a une vingtaine d’années, l’engagement vers la réconciliation économique a notamment été influencé par la signature de la Paix des Braves le 7 février 2002. La Paix des Braves est une entente politique entre le gouvernement du Québec, alors dirigé par M. Bernard Landry, et la Nation crie, sous le leadership de Ted Moses. Ce moment historique a ouvert la voie à une collaboration continue de « Nation à Nation ». C’est donc à la mémoire de M. Bernard Landry, pour faire perdurer sa vision et poursuivre cette collaboration pour l’autonomie économique des Premières Nations et des Inuit, que le Centre d’études AEPA a été fondé.

Le Centre d’études AEPA était autrefois connu sous le nom de Centre d’études pour l’autonomie économique des Premiers Peuples et des Inuit (AEPPI).

2019

Début 2019 : Création du Centre d’études AEPA à l’UQAM.

Fin 2019 : Le Centre entame ses collaborations et développe ses relations avec des acteurs du développement socioéconomique au Nunavik.

2021

Septembre : Participation du Centre d’études AEPA à la sixième édition du Forum national sur la réconciliation, où il présente sa vision d’une recherche académique misant sur la collaboration avec les peuples autochtones.

Novembre : Participation au Grand cercle économique des Peuples autochtones du Québec pour présenter un portrait des particularités de l’entrepreneuriat des Premières Nations et les résultats d’une recherche partenariale avec la CDEPNQL.

2022

Mars : L’équipe se rend dans deux villages du Nunavik pour animer des ateliers de discussion sur l’économie locale.

Mai : Le Centre participe aux Tables rondes au Nunavik sur l’entrepreneuriat autochtone.

Novembre : Diffusion d’une capsule sur une « discussion » entre Bernard Landry et Ted Moses, 20 ans après la signature de la Paix des Braves.

2023

Novembre : Présentation de la capsule The Cree Way au cercle économique de Val-d’Or.

Mois à confirmer : Publication d’articles de vulgarisation en collaboration avec l’ARK.

2024

Mois à confirmer : Publication de Build Your Dream: An Illustrated Guide to Inuit Entrepreneurship.

2025

Mois à confirmer : Publication du rapport Toward an Independent Business Support Structure for Entrepreneurs in Nunavik.

Mois à confirmer : Participation au sommet sur la finance et organisation d’un panel sur l’accès au financement.

Mois à confirmer : Participation à Arctic Circle et tournage de la capsule Leaders of the North.

2026

Mois à confirmer : Finalisation de Leaders of the North.

Mois à confirmer : Participation au Sommet économique du Nunavik et tournage d’une capsule vidéo.

Mois à confirmer : Projet INQ et OCDE.

Mois à confirmer : Publication du rapport issu du projet sur les femmes entrepreneures avec la CDEPNQL.

Équipe

Forte de professionnel.le.s en entrepreneuriat, innovation sociale, et développement durable, notre équipe réfléchit et collabore avec les Premières Nations et les Inuit sur les grands enjeux de leur autonomie économique.

Émilie Fortin-Lefebvre

Émilie Fortin-Lefebvre, Ph.D.

Émilie Fortin-Lefebvre est professeure d’entrepreneuriat et de gestion à l’Université du Québec à Montréal depuis 2017. Ses recherches portent sur l’autonomie économique des peuples autochtones et explorent comment l’entrepreneuriat et le développement économique peuvent soutenir l’autodétermination à long terme.

Depuis 2019, elle dirige le Centre d’études AEPA, qui réunit des expertises autochtones et académiques pour coproduire des connaissances ancrées dans les priorités des communautés autochtones. Grâce à des partenariats avec des organisations autochtones, des institutions publiques et des acteurs du développement économique, le Centre développe des recherches appliquées et des initiatives collaboratives qui soutiennent le développement économique des Premières Nations et des Inuit.

Mélina Dorval poursuit actuellement un doctorat en administration à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM. Ses travaux portent sur les disparités en entrepreneuriat, avec un intérêt marqué pour les enjeux de genre. Sa thèse explore la manière dont le genre se construit au sein de l’éducation entrepreneuriale, de l’université aux dispositifs d’accompagnement.

Engagée au Centre AEPA depuis plusieurs années, elle collabore activement comme auxiliaire de recherche à un projet consacré à l’accompagnement des femmes entrepreneures autochtones. Elle s’intéresse particulièrement aux approches de recherche collaboratives ancrées dans le terrain et orientées vers des retombées concrètes pour les communautés.

Professionnelle de recherche au Centre d’études AEPA de l’ESG UQAM, Hatouma conçoit, en collaboration avec les organisations et communautés autochtones, des programmes, des ressources pédagogiques et andragogiques ainsi que des outils d’accompagnement favorisant l’autonomie économique.

Son intérêt pour les récits, la bande dessinée, l’édition, la linguistique, l’apprentissage de l’Inuktut et la littératie financière a façonné sa manière d’aborder la recherche, de concevoir des ressources et de transmettre les connaissances.

Les projets sur lesquels elle travaille combinent recherche, conception de programmes de formation et développement de ressources éducatives en anglais, en français et en inuktitut, en collaboration avec des partenaires communautaires, institutionnels et gouvernementaux.

Pendant son temps libre, Hatouma aime se perdre dans les entre-deux qu’ouvre l’acte de traduction, là où les langues, les cultures, les imaginaires et les savoirs se rencontrent, se déplacent et se transforment.

Sébastien Girard Lindsay, Ph. D.

Sébastien Girard Lindsay, Ph. D.

Il poursuit un projet postdoctoral sous la direction d’Émilie Fortin-Lefebvre intitulé Former pour habiter la nordicité : vers une éthique territoriale partagée en Eeyou Istchee Baie-James. Ce projet étudie les représentations du territoire nordique et propose des modules pédagogiques favorisant l’attachement au territoire.

Originaire de Chibougamau, Sébastien est détenteur d’un doctorat en administration publique de l’Université d’Ottawa. Il est récipiendaire de la Médaille d’or de la Gouverneure générale (2025) pour sa thèse portant sur la gouvernance territoriale en Eeyou Istchee Baie-James. Il s’intéresse aux relations intercommunautaires, à l’exploitation des ressources naturelles ainsi qu’aux enjeux géopolitiques, de sécurité et de défense.

Passionnée par le branding et le monde des communications, c’est avec créativité et rigueur que Meygan s’implique au sein de l’AEPA. En tant qu’Anishinaabe, elle porte un intérêt profond pour la politique autochtone, une perspective qui nourrit et enrichit sa vision professionnelle.

Diplômée en sciences politiques et communication de l’Université de Montréal, avec une spécialisation en publicité, elle combine l’analyse de données et la création pour faire rayonner les recherches et les projets du Centre, tant sur le Web qu’en dehors.

Nos proches collaborateurs

Le Centre d’études AEPA collabore activement avec d’autres membres du milieu académique, lui permettant ainsi d’élargir ses champs de recherche.

Originaire de la communauté atikamekw d’Obedjiwan, Karine Awashish s’est fixé des objectifs personnels et professionnels en lien avec l’affirmation culturelle et identitaire des communautés autochtones. Titulaire d’une maîtrise en loisir, culture et tourisme à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) et d’un baccalauréat en administration des affaires (UQAM), elle poursuit actuellement des études au doctorat en sociologie à l’Université Laval.

Cumulant des expériences professionnelles dans le développement socioéconomique des Premières Nations au Québec, elle co-fonde Coop Nitaksinan, une coopérative de solidarité qui permet la réalisation de projets collectifs à caractère socioéconomique et culturel (Espace Onikam, projet Tapiskwan, …). Tout en contribuant au rayonnement culturel des Atikamekw, elle s’implique activement dans le développement de la jeunesse et la diffusion de la culture et des arts autochtones.

Sofiane Baba est professeur agrégé de management stratégique à l’Université de Sherbrooke. Ses recherches actuelles portent sur les processus stratégiques, la légitimation et le changement, qu’il soit organisationnel, social ou institutionnel. Les travaux de Sofiane Baba examinent principalement les phénomènes à l’interface des organisations, de la société et des institutions, avec un intérêt pour le développement durable et les problématiques sociales. Ses recherches empiriques sont principalement qualitatives et portent sur divers contextes, à savoir les PME, les grandes organisations complexes et les organisations philanthropiques, tant au Canada qu’en Afrique du Nord.

Les recherches de Sofiane ont été publiées dans Academy of Management Journal, M@n@gement, Journal of Cleaner Production, Journal of Management Inquiry, International Journal of Project Management et Management International. Il est titulaire d’un doctorat en stratégie et théorie des organisations de HEC Montréal. Auparavant, Sofiane a complété une maîtrise en stratégie à HEC Montréal et un baccalauréat en commerce international à l’Université d’Ottawa.

Natasha Blanchet-Cohen

Natasha Blanchet-Cohen, Ph.D.

La Dre Natasha Blanchet-Cohen est professeure titulaire au Département des sciences humaines appliquées. Ses recherches portent sur le développement communautaire des jeunes, en privilégiant les approches fondées sur les droits dans les programmes et les services, la culture et l’écocitoyenneté, particulièrement auprès des jeunes immigrants et autochtones. Elle s’intéresse aux possibilités et aux limites qui se présentent aux jeunes comme agents de changement dans leurs écoles, leurs foyers et leurs communautés, ainsi qu’à leurs perspectives sur la mise en œuvre de services et de programmes fondés sur les droits et adaptés à la culture.

Elle s’intéresse également à l’évaluation évolutive comme moyen de créer un espace permettant aux jeunes et aux communautés d’évaluer leurs propres réalités et d’utiliser ces connaissances pour orienter leurs actions futures. La Dre Blanchet-Cohen possède un vaste dossier de publications et a été conférencière invitée à l’échelle nationale et internationale dans les domaines de la participation et de la citoyenneté des jeunes, de l’écocitoyenneté adaptée à la culture, de l’évaluation évolutive et des droits de l’enfant. À titre de chercheuse interdisciplinaire et engagée, sa participation à des initiatives nationales et internationales a contribué à renforcer la capacité des écologies humaines — notamment les politiques et services fédéraux, provinciaux et municipaux, ainsi que les groupes scolaires, familiaux et de pairs — à soutenir positivement la qualité de vie des jeunes.

Partenaires

Pour réaliser sa mission, le Centre d’études AEPA collabore activement avec divers partenaires autochtones et inuit dans une approche basée sur la confiance et l’autodétermination des Premières Nations et des Inuit.

La Commission de développement économique des Premières Nations du Québec et du Labrador (CDEPNQL)

La CDEPNQL  représente, promeut, soutient et défend les intérêts des Premières Nations du Québec et du Labrador en matière de développement socioéconomique.

La Société Makivvik

La Société Makivvik  assume un éventail de mandats, notamment le développement socioéconomique du Nunavik et l’amélioration des conditions de logement.

Elle parle au nom des Inuit du Nunavik afin de maintenir les droits protégés de tous les Nunavimmiut.

Le Secrétariat aux relations avec les Premières Nations et les Inuit (SRPNI)

Le SRPNI  a la responsabilité première d’assurer le lien entre les Autochtones et le gouvernement du Québec.

La Chaire-réseau de recherche sur la Jeunesse du Québec (CRJ)

La CRJ  regroupe les forces vives de la recherche et de l’intervention sur la jeunesse.

La Société de crédit commercial autochtone (SOCCA)

La SOCCA  offre des conseils et des services financiers adaptés aux besoins des Premières Nations du Québec.

Institut Ashukan

L’Institut Ashukan  offre des services de formation, de recherche et de conseils stratégiques sur les réalités autochtones.

Institut nordique du Québec (INQ)

L’Institut nordique du Québec  développe un Nord durable en se basant sur les fondements de la connaissance.

Fédération des coopératives du Nouveau-Québec (FCNQ)

La mission de la FCNQ  est de promouvoir le développement de ses membres au moyen d’activités sociales et économiques durables.

Société du Plan Nord

La Société du Plan Nord  contribue au développement durable du territoire québécois situé au nord du 49e parallèle.

Nunavik Investment Corporation (NIC)

La Nunavik Investment Corporation (NIC)  est un organisme régional de développement économique qui offre aux entrepreneurs et aux entreprises de la région du Nunavik, dans le nord du Québec, des prêts, du financement et des outils de soutien aux entreprises.